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DPU : la caducité d’une promesse de vente ne supprime pas l’urgence à suspendre

Conseil d’État
N° 298545
Mentionné aux Tables du Recueil Lebon
Lecture du 31 mai 2007

« Considérant que, par l’ordonnance attaquée, le juge des référés du tribunal administratif de Nice a rejeté pour défaut d’urgence la demande de la SCI RUSSIE qui tendait à la suspension de l’arrêté du maire de Nice en date du 23 août 2006 décidant d’exercer le droit de préemption de la commune en vue d’acquérir un immeuble sis … à Nice, pour l’achat duquel la SCI avait signé le 10 avril 2006 une promesse de vente avec le propriétaire de ce bien ; que, pour estimer que la condition d’urgence n’était pas remplie, le juge des référés s’est fondé sur la circonstance que le délai pour la réalisation de l’acte authentique expirait le 31 juillet 2006, que la promesse de vente comportait une clause de caducité au cas où le bénéficiaire du droit de préemption déciderait d’exercer ce droit et que la SCI RUSSIE ne justifiait pas d’une prorogation de la promesse de vente ;

Considérant toutefois que la circonstance que la promesse de vente comporterait une clause de caducité dont le délai est atteint ou dont la mise en oeuvre résulterait de l’exercice par la commune de son droit de préemption n’est pas de nature, par elle-même, à priver de tout caractère d’urgence la suspension de la décision de préemption, cette clause ne faisant pas obstacle à ce que, d’un commun accord, les parties donnent suite aux engagements contenus dans la promesse au-delà du délai prévu ; qu’il peut ainsi subsister pour l’acquéreur évincé une urgence à obtenir la suspension de la décision de préemption ; que, par suite, l’ordonnance attaquée est entachée d’erreur de droit et doit, dès lors, et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens du pourvoi, être annulée ; « 

Frédéric Renaudin
Avocat à la cour

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